CRÉATRICE D'ARTS DE VIVRE

Fadia TEIXEIRA - Responsable d'Archik Lisbonne

Par Marie Puzenat

Fadia nous a invitées chez elle, dans son nouvel appartement à Lisbonne. Nous avons découvert son intérieur avec vue plongeante sur le Tage, et elle a partagé avec nous l'art de vivre qu'elle tisse ici.  

Qui est Fadia ?  

Je m’appelle Fadia Teixeira. Je suis arrivée avec ma famille à Lisbonne en septembre 2020, après avoir passé 7 années à Londres. Cela faisait longtemps que nous réfléchissions à nous installer au Portugal, mon mari étant d’ici. Nous venions régulièrement à Lisbonne et avons vu la ville éclore. À chaque voyage, on se disait : « Un jour, on viendra s’installer ici ». Ce jour est venu et nous en sommes très heureux. 

C’est quoi pour toi l’art de vivre à Lisbonne ?

C’est doux. Cette douceur m’a frappée dès la première visite. 

Quand nous avons emménagé, j’ai presque eu du mal à ralentir mon rythme. Mais on se prête vite au jeu et c’est très agréable. 

Le Tage au loin et un tapis Comporta crème à rayures jaunes. 

Pourquoi un tapis Saudade ?

J’ai découvert Christelle et son projet dans le livre Portugal de Sergio da Silva. Je suis allée voir le compte Instagram de Saudade et je suis tombée amoureuse des lignes du tapis Comporta. J’ai ensuite lu sur l’histoire du projet et j’ai rencontré Christelle...

Ce fut une belle rencontre. Et puis, il y a ce parallèle dans nos projets respectifs qui ont beaucoup de points communs. Mettre en avant l’art de vivre et le savoir-faire portugais sont des choses qui nous tiennent à cœur. 

Le projet Saudade est superbe pour cela : faire travailler les artisans portugais,  tout en modernisant cet artisanat ! Cela permet de donner un second souffle à ces ateliers avec des pièces artisanales qui trouvent enfin leur place dans nos intérieurs.

J’ai adoré pouvoir faire mon tapis. Il est unique. J’ai choisi la couleur avec Christelle, au fil de nos discussions  et de sa patience. 

Ton tapis s’envole, où t'emmène-t-il ? 

Je vole et surtout, je ne veux pas atterrir (rires) ! Je vole au-dessus du désert, des océans. Je suis la Vasco de Gama des airs.

Si ton tapis pouvait parler, il nous dirait quoi de sa nouvelle famille ?

Que c’est très vivant chez nous, il y a toujours des copains à la maison et il se fait bien piétiner par ma fille de 3 ans. Une chose est sûre : il ne s’ennuie pas. Il est assez sollicité. Mais n’est ce pas la vie d’un tapis heureux ? 

Et lorsqu’il te ramène chez toi, qu’est-ce que tu te languis de retrouver ?

Ma fille et mon mari. Quand même (rires). J’aime être chez moi avec eux. C’est pour cela que j’ai plaisir à décorer mon intérieur : on crée nos nids, nos cocons d’amour pour être bien. Je me sens parfois comme un petit oiseau, contente d’avoir mon nid douillet.

Ton dernier moment d’émerveillement ?

C’était en Janvier, juste avant le reconfinement. J’ai pris ma voiture avec une copine. On est allé déjeuner à Caparica puis on s’est baignées. C'était en plein mois de janvier, l’eau était fraîche mais j’avais besoin de nager une dernière fois avant le confinement. 

A ce moment-là, je me suis dit que c’était le rêve de vivre à Lisbonne, si proche de l'océan qui me donne un sentiment de liberté. Depuis, je me suis promis d’aller nager au moins une fois par semaine. 

Justine Dupont, le 11 février 2020, à Nazaré - photo d'Hugo Silva

Dans ton panthéon des gens inspirants, qui mets-tu ?

Ma mère, c’est mon roc,  je puise beaucoup dans sa force à elle pour trouver la mienne. 

Autrement, j’ai rencontré Justine Dupont à l’avant-première de son film Enfer et paradisun documentaire qui la suit à Nazaré, là où elle a surfé l’une des plus grosses vagues du monde. J’ai adoré son énergie, sa simplicité

C’est ce que j’aime au Portugal : tu rencontres beaucoup de gens simples qui font des choses extraordinaires. 

Chez Saudade nous pensons que tout le monde, objet comme humain, a droit à une seconde vie. Dans la tienne qu'y feras-tu ?

Pourquoi une ?

Je voudrais avoir mille vies. Donnez en moi mille ! 

À choisir, je dirais chanteuse à l’Opéra. C’est ce dont je rêvais enfant. J’ai toujours eu une passion pour l’Opéra : les émotions que les chanteurs, l'orchestre  nous envoient... D’ailleurs ces moments d’émerveillement me manquent. 

C’est quoi ta définition de la Saudade ?

C’est quelque chose d’intime et créatif : je trouve que la mélancolie est belle, elle me permet d’apprécier les moments d'émerveillement. 

Et puis ce n’est pas toujours triste la saudade. Par exemple,  le fado est parfois chantée avec joie et gaieté. Elle nous donne encore plus envie de jouir de la vie. 

Peux-tu nous présenter ton projet, Archik ?

Cela a commencé avec une belle rencontre faite à Hossegor, les pieds dans le sable, face à l’océan. 

Le concept d’Archik est de créer un art d’habiter, un art de vivre.  Quand on achète un appartement, au-delà de la transaction immobilière, il y a un style de vie.  Nous trouvons à nos clients un appartement, les accompagnons dans la rénovation (si besoin) et dans l’imagination de l’intérieur, via des collaborations avec des designers, des artisans locaux, et parfois nos propres éditions.

Archik, prend tout son sens à Lisbonne, avec sa douceur de vivre, son incroyable vivier d’artisans et sa  belle architecture.

Découvrez en plus sur Archik. 

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